Propriétés et vertus du Saphir en lithothérapie

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Le saphir

Le saphir possède l’éclat des trônes des cieux. Il dévoile le cœur des simples, des gens que guide l’espérance certaine et des individus dont l’existence rayonne de bienfaisance et de valeurs. Il est porté par des monarques pour ses diverses vertus ayant fait leur preuve depuis l’antiquité. Quelles sont donc ces propriétés ?

Caractéristiques minéralogiques du saphir

Comme le rubis, le saphir est un corindon. Ils sont d’ailleurs jumeaux. Le chrome attribue le coloris vermeil au rubis, tandis que le fer et le titane transmettent le bleu au saphir. Ce dernier est plus nombreux mais les grands spécimens typiques sont rares. Classé dans la famille des oxydes, le saphir ne dévoile aucun clivage (plans bruts de bris). Son faciès (aspect) peut être en tonnelet, tabulaire, prismatique ou encore pyramidal. D’une consistance éminente (9 sur une échelle de 10), il entaille tous les corps, excepté le diamant. Il se forme dans les pierres métamorphiques (celles troquées suite à une brusque surélévation de pression ou de température) ou magmatiques (roches qui viennent du centre de la terre mue en surface à cause des éruptions volcaniques). On le voit dans des roches qui sont pauvres en silice : basalte, marbre, néphéline…

En général, les saphirs proviennent des petits bassins alluviens nommés gisements auxiliaires : les rivières tombent des montagnes transportant les cristaux au pied des ruisseaux et dans les plaines. Les modes d’extraction sont fréquemment non-industrielles : puits excavés ou simple ablution des graviers et des sables à l’aide de batées, couramment en osier. Les gisements originels engagent une extraction ardue des pierres établies en altitude. Un saphir doit dévoiler un éclat remarquable. Son apparence lactescente, alors qualifiée de « calcédonieuse », est indésirable. Les minuscules crevasses exprimant un effet de mousse ou de glace dévalorisent le saphir ainsi que les grains et les points. Toutes ces anomalies sont susceptibles de le rabaisser au rang de « cristal fin ».  Un saphir d’un éclat bleu parfait, lui, est d’une valeur inestimable.

Les couleurs et le taillage du saphir 

Les couleurs des pierres sont déterminées par l’existence plus ou moins anodine de certaines matières chimiques. Vanadium, nickel, cobalt, fer, titane et chrome s’associent et enluminent irrégulièrement les corindons. Uniquement le corindon rubis, rouge, ainsi que le bleu, saphir, sont aperçus comme pierres précieuses. Les autres, colorés diversement, sont considérés comme des saphirs de fantaisie. Leur dénomination de « saphir » doit être suivie de leur coloris (vert, jaune ou autres). Jusqu’à la fin du XIXème siècle, leur ascendance n’étant pas certaine, on les appelle : améthyste orientale (saphir violet), topaze orientale (jaune), péridot oriental » (vert)… Une pierre possède quelquefois maintes couleurs nettement distinguées ou ayant des éclats comme le saphir girasol. Le corindon transparent et incolore est de couleur blanche ou « leucosaphir ». Il existe un saphir dans une couleur corail très surprenante. Il est originaire de Sri-Lanka et appelé en cinghalais « padparadscha » ou fleur de lotus. La couleur de la pierre peut être vue diversement, en fonction des sources lumineuses. À l’éclairage artificiel, certains saphirs de couleur bleue indigo semblent quasiment noirs. À la lumière du soleil, d’autres deviennent pourpres. Le minéral a également des caractéristiques pléochroïques. Ainsi, sa couleur change en fonction de l’angle de vue.

Généralement, la pierre se taille à l’aide de la poussière de diamant. Le nettoyage se réaliser avec un corrodant en poudre à base de corindon déclassé et ordinaire qu’est l’émeri (employé également dans le nettoyage des verres optiques). Les taillages facettés épurent l’éclat de ces minéraux. Les pierres dotées d’inclusions notables comme le saphir œil de chat (qui forme une ligne verticale telle la pupille du chat) ou le saphir étoilé (à 06 branches), très prisé, dévoileront tout leur éclat après un taillage traditionnel dit « en cabochon ».

Le saphir et son étymologie

Le mot saphir est né du latin sapphirus, dérivé du nom grec sappheiros ou cristal précieux.  Le syriaque saphilah et l’hébreu sappir forment l’origine plus antique du vocable. On trouve dans des langues anciennes le mot shapar, employé pour définir d’abord « les objets du feu », ensuite « l’aspect lumineux » et « les choses adorables», par extension. L’un des manuscrits du Bestiaire noté par Philippe de Thaon, moine-poète vers 1120/1130, est écrit en francien, ascendant de la langue française. On y voit pour la première fois le saphir dans son aspect gaulois : saphire. A la Renaissance, on aperçoit dans le glossaire « Le Thresor de la langue françoyse » une tournure futilement distincte : sapphir. Pour sa part, l’adjectif saphiréen ou saphirin définit toute chose de la couleur du cristal. Jadis, il existait un collyre bleuâtre de l’appellation d’eau saphirine.

Dans l’Antiquité, l’Ancien Testament cite le saphir de nombreuses fois, particulièrement dans l’Exode. On prétend généralement qu’elles auraient été en saphir les Tables de la Loi. Toutefois, en réalité, le cristal ne se rapporte en aucun cas à la matière des Tables. Il s’agit de la vision de Dieu par Moïse et ses confrères : ils aperçurent le Dieu d’Israël, sous ses pieds, c’était comme une œuvre de saphir cristallin, comme le firmament lui-même dans son éclat. L’évocation de la pierre est plus claire, de ce fait, et permet de constater la senescence de sa symbolique. Sa couleur bleue est constamment associée à la faculté divine : Jupiter, Zeus et Indra (en Inde). Le saphir antédiluvien ne colle pas généralement au corindon bleu. Les sapphirus de Pline l’Ancien (Ier siècle après J.C) ainsi que les sappheiros de Theophraste (savant Grec, – 300 avant J.C) sont incertains. Leurs portraits de points platinés sur un fond bleuâtre invoquent plutôt des lapis lazuli. Les corindons de Ceylan, éprouvés depuis 800 ans avant J.C au moins, se rapporteraient au hyakinthos à l’aéroïde des Grecs ou encore au cyanus, à celle des Romains.

Le cristal au Moyen-Âge

À partir du IV ème siècle, les ethnies de l’Hexagone, Wisigoths, apportent leurs savoir-faire. Ils maîtrisent une méthode de joaillerie alambiquée dès lors employée en Égypte à l’époque des pharaons : le cloisonné. Cette méthode consiste à concevoir des compartiments élancés avec de l’or ou du cuivre, en vue d’y placer divers cristaux panachés. Ce procédé se perpétuera dans la pratique carolingienne et mérovingienne. On peut apprécier, en Suisse, à l’Abbaye de Saint-Maurice, le portfolio ostensoir de Teudéric, l’aquamanile dit de Charlemagne ainsi que l’alluvion dit de Saint-Martin, tous agrémentés de saphir. À partir du XII ème siècle, la purge moyenâgeuse approuve les propriétés du saphir concédées depuis l’Antiquité. Il refroidit l’individu ayant trop de chaleur dans l’organisme et est bon pour accorder les personnes ensemble. Il enlève les taches et immondices des yeux et les nettoie. Il est bon pour les maux de tête ainsi que pour les personnes ayant une mauvaise haleine. Il faut toutefois noter que pour tirer profit de ces vertus, il faut être pur, chaste et sans aucune souillure sur soi.

Le saphir est également un cristal de liberté si le prisonnier a l’aubaine d’en avoir dans son cachot. Il lui suffirait de le frotter sur ses aciers et sur les quatre côtés de la geôle. Cette croyance ancienne est à joindre à l’univers furtif des enchanteurs qui voient le cristal comme pierre de l’air. La locution « jouer la fille de l’air »  tirerait-elle de là son origine ? La Chrétienté adopte aussi le saphir divin. Emblème de nitescence, il est généralement associé à la Sainte-Marie. Les prêtres et Édouard le Confesseur, pieux roi du Royaume-Uni, le portent à la main droite. La légende dit que ce roi aurait offert son anneau agrémenté d’un magnifique saphir à un mendiant. Ce dernier serait l’Évangéliste Saint-Jean, revenu sur terre pour l’expérimenter. En Terre Sainte, il confie la bague à deux pénitents qui le restituent au suprême Britannique. Ce denier est divinisé au XIIème siècle siècle. A l’ouverture de sa tombe, le cristal lui est enlevé du doigt. Uni à un crucifix de Malte, depuis 1838, le « Saint Edward’s sapphire » surmonte le diadème impérial de la Reine Victoria ainsi que de ses légataires.

En lithothérapie, quels sont bienfaits de la pierre ?

La lithothérapie contemporaine attribue au cristal un symbole d’harmonie, de sagesse et de vérité. On le préconise pour apaiser les caractères impatients et colériques, apporter dans les émotions la clairvoyance, le calme ainsi que la sérénité. Il peut intervenir sur tous les chakras. Il aiguise l’enthousiasme, améliore les troubles de vision, particulièrement les conjonctivites, soulage la bronchite et la sinusite, régule circulation sanguine. Le saphir affermit également le système veineux, traite les inflammations, la fièvre, renforce les cheveux, les ongles et régénère la peau. Il apaise aussi les douleurs sciatiques, rhumatismales et soulage les maux de tête ainsi que les migraines. Sur le relationnel et le psychisme, il favorise les rêves positifs et le sommeil, renforce le courage et la volonté et accroît les passions. Toujours sur le relationnel et le psychisme, il régule l’hyperactivité, développe la persévérance et la confiance en soi, redonne l’enthousiasme et la joie de vivre, apaise les états dépressifs. Le saphir peut autant être utilisé pour stimuler la créativité et la concentration, lever la crainte, encourager le dynamisme, apaiser la colère, calmer l’activité mentale, favoriser la méditation, l’inspiration et l’élévation spirituelle.