Que faut-il savoir avant de se faire tatouer ?

Comme on s’offrirait quelques nouveaux bijoux, certaines vont se décorer de nouveaux falbalas chez le tatoueur d’en bas. Un petit tattoo par-ci, un petit tattoo par-là. Et puis, par peur sûrement, nombreuses sont celles qui n’osent pas sauter le pas. Parce que ce n’est pas conseillé de se faire tatouer sur un coup de tête, il est important de prendre son temps et de faire le point sur quelques règles à respecter. Avant de prendre une décision de se faire tatouer, il faut étudier les points suivants. De nos jours, le tatouage féminin est presque un accessoire. Qu’ils soient sur les bras, les jambes, les cuisses ou le dos, petits ou grands, ils embellissent et donnent du pouvoir. Mais malgré la touche de modernité, elles sont millénaires. Pendant longtemps, ils sont même passés des symboles tribaux aux marques de mouvement de la contre-culture. C’est parce qu’à partir du XXe siècle, le tatouage féminin et les autres ont gagné le monde. En d’autres termes, les gens ont commencé à les faire de leur propre gré.

Prendre le temps de la réflexion

A deux semaines de chacun de vos départs en vacances, vous scrutez avec passion tous les comptes Instagram des filles canon. Histoire de vous mettre à niveau vite fait. Vous notez alors le Bikini bandeau, la manucure zéro défaut, la chevelure «  bronde » qui vole au vent et… le joli tattoo couché sur le flanc. Un mot, une plume, une flèche, autant de motifs tendance qui ont épousé l’épiderme d’un grand nombre d’instagrameuses à la notoriété naissante. Une mode jusque dans le tatouage ? Surtout dans le tatouage. Et qui dit mode, dit éphémère. Sauf que le tatouage ce n’est pas vraiment éphémère, bah non. Du coup on se dit qu’il est préférable de bien prendre son temps avant de céder à la tentation. Le mieux c’est de se faire un tattoo pour sa symbolique, même un dauphin s’il le faut (vraiment s’il le faut alors), quelque chose qui nous ressemble et que l’on ne risque pas de regretter avec le temps. Et si vraiment la petite ancre de Kate ou l’envolée d’oiseaux vous font de l’œil alors allez-y, mais on vous aura prévenue. 

Aller chez un bon tatoueur

Une des conditions sine qua none lorsque l’on envisage de se faire tatouer : bien choisir son tatoueur. Ça parait presque évident comme ça mais c’est important de le rappeler. Si à Paris il est plus facile de trouver un salon de tatouage qu’un ophtalmo, il ne faut pas pour autant s’arrêter chez le premier venu. Dans un premier temps, vous pouvez déjà commencer par vous renseigner par bouche à oreille, demander autour de vous qui connaît un bon tatoueur. Ensuite, il est fondamental de se diriger vers un tatoueur qui sait dessiner et qui travaille avec passion. Pas celui qui s’est perdu dans le quartier des Halles et qui a glissé quelques salamandres et soleils tribaux dans des pochettes transparentes. Ce conseil vaut même si on n’a pas dans l’intention de se faire une reproduction de « La Naissance de Vénus » de Botticelli dans le dos. Même une flèche, un triangle ou un prénom, c’est mieux quand c’est bien fait, non ? Il est certainement bon aussi d’être sûr de ce que vous voulez voir ou non dans votre peau pour le reste de votre vie. En bref, vos références personnelles ainsi que la taille de tatouage souhaitée sont également des détails à étudier. Il faut prendre le temps de regarder le travail du tatoueur. Internet permet cela facilement. Comparer les travaux des tatoueurs, aiguiser son regard et ses goûts car il y a beaucoup de styles différents. Aujourd’hui les tatoueurs ont souvent fait des formations artistiques comme les beaux-arts, et ils utilisent véritablement la peau comme un nouveau medium d’expression. Il n’y a donc plus le côté photocopieuse où l’on choisissait auparavant son motif sur catalogue. Depuis quelques années les tatoueurs ont un vrai style et il y a une véritable scène artistique du tatouage. Au-delà des qualités artistiques, un autre élément compte : la confiance. On va passer du temps avec son tatoueur, faire évoluer le projet ensemble, il faut donc avoir confiance confie-t-il. À la prise de contact, et jusqu’au moment fatidique, le client doit se sentir à l’aise, bienvenu, écouté et considéré.

Ne pas se faire tatouer avant d’aller au soleil (ni trop tôt après)

En séjour à L.A. en plein mois d’août, vous vous dites qu’un tattoo made in U.S.A. vous vaudra bien une petite centaine de likes sur Instagram ? Mauvaise idée. Ou alors vous acceptez de tirer un trait sur les après-midi beach volley en plein soleil (pénible). En effet, lorsque l’on se fait tatouer, il est vivement recommandé de ne pas le faire avant de s’exposer au soleil afin que la cicatrisation (qui dure environ deux semaines) et la netteté du dessin ne soient pas altérées (de toute évidence, nous prenons en compte le fait que vous pensez à protéger avec assiduité votre peau des rayons U.V.). Et puisque ce n’est pas très conseillé non plus de se faire tatouer sur une peau qui vient de prendre le soleil (car plus épaisse et sujette à la desquamation), il vaut mieux prévoir de passer à l’acte en hiver ou de choisir une zone un peu cachée. 

Se faire tatouer dans de bonnes conditions

Après avoir longuement réfléchi, vous avez pris rendez-vous samedi. Une étape importante dans votre vie d’adulte qui s’émancipe et dans votre quête de branchitude. Du coup, vous vous dites qu’un verre entre filles le vendredi soir pour fêter ça c’est l’idée du siècle. Bah non ! Mauvaise idée (encore). Afin d’y aller dans les meilleures conditions, la veille de votre rendez-vous chez le tatoueur pensez à reprendre un maximum de forces. Restez calée dans votre canapé avec une verveine menthe et après deux épisodes de « Homeland », direction dodo. Vous aurez tout le temps de faire la rebelle quand vous serez tatouée. Soyez donc bien reposée pour ne pas être trop sensible, ne buvez pas d’alcool pour éviter la fluidification sanguine, ne prenez pas d’anti-inflammatoire et d’aspirine pour les mêmes raisons et prenez un gros repas pour être en pleine forme.  Dans la mesure du possible, évitez aussi de prendre un rendez-vous au moment de vos règles, la sensibilité est forcément plus vive durant cette période. Évitez les médicaments qui fluidifient le sang (comme l’aspirine) et pensez à bien hydrater votre peau sur la zone concernée. Attention : un corps fatigué supporte beaucoup moins bien la douleur : la peau gonfle, saigne beaucoup plus et rejette plus facilement le tatouage.

Les tatoueurs peuvent refuser un tatouage

Plus haut, on vous recommandait de choisir des tatoueurs passionnés. Le gros souci, nous direz-vous, c’est que les tatoueurs passionnés ne sont pas du tout emballés par le cœur que vous voulez vous faire graver sur le poignet. C’est un peu le problème. Les plus reconnus et les plus doués sont aussi ceux qui courent après les gros projets artistiques et refusent, sans scrupules, de vous accorder du temps. Snif. Dans un autre contexte, certains tatoueurs peuvent également dire non si on leur demande un tatouage qui ne rentre pas dans leurs codes éthiques.

Certaines zones sont plus sensibles que d’autres

A la question existe-t-il des zones plus sensibles que d’autres ?  la réponse est oui. De manière générale se faire tatouer n’est pas une partie de plaisir mais il y a certaines parties du corps qui tolèrent plus ou moins l’acte. En gros, si vous voulez commencer en  douceur, évitez les endroits où la peau est fine comme l’intérieur des cuisses et des bras, les pieds, les paupières (en même temps quelle idée) et où les terminaisons nerveuses sont nombreuses comme les mains ou encore l’aine. Sur des parties du corps comme l’intérieur de la main ou les doigts, il est conseillé au tatoueur de piquer plus en profondeur car c’est une zone qui bouge beaucoup avec le temps frottements, renouvellement cutané etc. Avant de choisir votre tatouage préféré, n’oubliez pas de choisir la partie de votre corps sur laquelle vous souhaitez le voir. Même, tout d’abord, il est sage de prêter attention à votre sensibilité à la douleur. La douleur est propre à chacun, mais il ne faut jamais appliquer de crème anesthésiante avant de se faire tatouer car elle anesthésie les tissus et les rends plus difficiles à tatouer. Aussi il est préférable de bien avoir dormi la nuit précédente et de ne pas consommer d’alcool ou de drogues 2 voire 3 jours avant l’acte car cela fluidifie le sang et que les couleurs et traits prennent beaucoup moins bien. D’autre part le motif doit être validé au préalable par les 2 personnes (tatoueur et tatoué) à l’aide d’un stencil. Même pour les tatouages esthétiques comme les sourcils, les lèvres ou encore les tétons. Un tatouage peut avoir différents buts, rendre une zone plus  belle  aux yeux du client ou encore camoufler une cicatrice comme une reconstruction mammaire ou apporter à une zone quelque chose qui peut manquer par exemple il est possible de tatouer des cheveux suite à une pelade ou une calvitie ou encore des sourcils, enfin vous pouvez également réaliser un tatouage artistique afin d’améliorer la perception de votre corps.

On peut recouvrir un tatouage par un autre tatouage

Si, plus jeune, vous avez eu la grande idée de vous faire tatouer le prénom de votre prof de sport sur l’omoplate et que la simple idée de vous faire torturer au laser pour vous faire détatouer vous plonge dans une profonde angoisse, on a la solution. Le recovering. Cette méthode consiste, ni plus ni moins, à faire un nouveau tatouage pour cacher l’ancien. Lorsque c’est très bien fait, le résultat peut être bluffant.

On peut tatouer sur une cicatrice

Dans les faits, oui. Il est cependant nécessaire d’avoir l’avis d’un dermatologue avant de se rendre dans un salon de tatouage. Celui-ci vous dira, en fonction de la taille et de l’aspect de votre cicatrice, si c’est envisageable ou non.

Le tatouage n’est pas interdit pour les femmes enceintes

Il n’est pas interdit de se faire tatouer lorsque l’on est enceinte. Donc, si vous êtes du genre warrior , vous pouvez vous faire piquer l’épiderme avec un bébé dans le ventre. Si ce n’est pas quelque chose de formellement interdit, ce n’est quand même pas très conseillé. La douleur ressentie lors du tatouage peut générer une certaine tension chez la future maman et avoir des répercussions sur l’enfant. En somme, soyez un peu patiente et attendez d’avoir accouché pour aller vous faire tatouer. Attention aux tatouages en bas du dos, dans certains cas il est possible que l’anesthésiste vous refuse la péridurale s’il y a de l’encre au niveau du point d’injection. En ce qui concerne les tatouages féminins, par exemple, certains préféreraient des motifs plus petits et plus discrets. Même les phrases et les tatouages les plus délicats sont super élevés. Cependant, d’autres préfèrent des tatouages plus grands et plus audacieux. Celles-ci, d’ailleurs, sont riches en détails et restent généralement sur des régions plus larges du corps, comme le dos, par exemple.

Des endroits du corps à éviter 

Pour certains tatoueurs , toutes les parties du corps sont sujettes aux transformations, avec le vieillissement et la prise ou la perte de poids notamment. Il faut donc prendre en compte ces paramètres, ainsi que la morphologie de la personne. C’est pourquoi certaines zones sont à privilégier plus que d’autres. La spécialiste déconseille par exemple les tatouages sur le ventre, une zone qui fluctue et se transforme beaucoup avec le temps, tout comme la poitrine.

Chez les femmes, il déconseillé de se faire tatouer dans le bas du dos 

Longtemps, un bruit a couru : l’encre des tatouages contiendrait des substances toxiques susceptibles de contaminer la future maman lors de l’introduction du cathéter dans l’espace péridural. Il fut un temps où les encres étaient effectivement moins qualitatives affirme une tatoueuse, avant d’ajouter : Cette hypothèse est aujourd’hui démentie. Néanmoins, de nombreux anesthésistes appliquent encore le principe de précaution et refusent de la faire à certaines femmes portant un tatouage au niveau des lombaires.

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